Auteur invité TPS 2011 : Valerio Evangelisti [4/53]

Publié le par tps

Evangelisti blogValerio Evangelisti est né à Bologne en 1952. Licencié en Sciences Politiques, il donne des cours dans les universités de Bologne et Ferrare. Après avoir publié des livres et des essais historiques, il s’est consacré à la littérature fantastique. Son premier roman, Nicolas Eymerich, inquisiteur (1994), lui a valu le Prix Urania, le plus prestigieux en Italie dans la domaine de la science-fiction. Ont suivi huit autres romans du cycle d’Eymerich et les trois volumes de Le roman de Nostradamus, une biographie avec des côtés fantastiques du célèbre prophète.

Un autre cycle est celui du « métal hurlant », commencé avec le recueil de nouvelles au même titre mêlant univers fantastique et thématiques de roman noir se situe aux USA, au moment où le pays s’industrialise.

 Un roman d’Evangelisti plus singulier, Nous ne sommes rien, soyons tout (2004), est un magnifique hommage au roman noir originel qui mêle roman de gangsters et récit historique dans une Amérique ouvrière depuis le Maccarthysme jusqu’à la fin du XX siècle.

Les romans d’Evangelisti sont d’authentiques best-sellers en Italie, et ils sont traduits en dix-sept pays, dont la France.

Le cycle d’Eymerich a obtenu en France le Grand Prix de l’Imaginaire et le Prix Tour Eiffel. Nous ne sommes rien soyons tout ! a reçu le prix du meilleur roman étranger de l’association 813 en 2008.

Scénariste pour la radio, le cinéma, la télévision, la bande dessinée, Valerio Evangelisti a aussi obtenu en 2000 un important prix international comme meilleur auteur européen de feuilletons radiophoniques.

Spécialiste du mélange des genres, érudit, aussi à l’aise dans l’évocation du Moyen-âge que dans celle des luttes ouvrières aux US au XIX° et XX siècle, passant de la science-fiction la plus spéculative à un roman historique retraçant la révolution mexicaine Valerio Evangelisti est un humaniste qui n’a pas son pareil pour camper des personnages épouvantables !

 

Bibliographie française :

 

Cycle d’Eymerich :

 

- Nicolas Eymerich, inquisiteur (Nicolas Eymerich, inquisitore, 1994), Rivages (1998)

- Les Chaines d’Eymerich (Le catene di Eymerich, 1995), Rivages (1998)

- Le Corps et le Sang d’Eymerich (Il corpo e il sangue di Eymerich, 1996), Rivages (1999)

- Le Mystère de l’Inquisiteur Eymerich (Il mistero dell'inquisitore Eymerich, 1996), Rivages (1999)

- Cherudek (Cherudek, 1997), Rivages (2000)

- Picatrix, l’Echelle pour l’Enfer (Picatrix, la scala per l'inferno, 1998), Rivages (2002)

 

Trilogie de Nostradamus :

 

- Le roman de Nostradamus : Le Présage (Magus: Il Presagio, 1999), Rivages (2002)

- Le roman de Nostradamus : Le Piège (Magus. L'Inganno, 1999), Rivages (2002)

- Le roman de Nostradamus : Le Précipice (Magus: L'Abisso, 1999), Rivages (2002)

 

Cycle du Métal Hurlant :

 

- Métal Hurlant (Metallo urlante, 1998), Rivages (2001)

- Black Flag (Black Flag, 2002), Rivages (2003).

- Anthracite (Antracite, 2003) Rivages (2004).

 

Cycle de la Révolution mexicaine :

 

- La coulée de feu (Il Collare di Fuoco, 2006), Métailié (2008)

 

Trilogie (à venir) des pirates :

 

- Tortuga (Tortuga, 2008) Rivages (2011)

 

Autres romans :

 

- Nous ne sommes rien soyons tout ! (Noi saremo tutto, 2004) Rivages/ Thriller (2008).

 

Revue de presse :

 

Nous ne sommes rien, soyons tout !

 

« De Seattle à San Francisco, des années 1920 à la guerre froide, l'Italien Valerio Evangelisti trace le portrait d'une Amérique où la moindre bataille sociale était récupérée par la Mafia. Le parcours d'Eddie le cynique est aussi une façon d'évoquer la lutte des classes, ses sacrifices, ses répressions. Après avoir créé un personnage d'enquêteur médiéval avec l'inquisiteur Nicolas Eymerich, puis un tueur à gages à la naissance de l'Ouest américain, Evangelisti s'attaque, à travers un personnage particulièrement négatif, à l'histoire des Etats-Unis sans jamais s'essouffler ni oublier les fils de son intrigue. »

Christine Ferniot dans Télérama.

 

La coulée de feu

 

« C’est érudit, passionnant, plein de souffle et d’ampleur. C’est sanglant, noir, et plein d’énergie.  Evangelisti est aussi à l’aise dans la description à grand spectacle d’une bataille, ou de la prise d’une mine par des révolutionnaires que dans des scènes intimes entre mère et fille (intimes, mais pas forcément moins féroce). Il donne la parole aussi bien aux politiciens qu’aux paysans illettrés, aux pires racistes comme aux militants les plus éclairés, avec la même vérité.”

Jean-Marc Laherrère sur Actu du noir.

 

Site :

 

Le site de Nicolas Eymerich (en italien)

Une analyse des romans de Valerio Evangelisti.

Publié dans Salon 2011

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