Auteur invité TPS 2011 : Raúl Argemí [14/53]

Publié le par tps

Argemi BlogRaúl Argemí est un écrivain argentin espagnol d'adoption.

Né à La Plata (Argentine), dans le quartier « El Mondongo », il est supporter du club de foot « Gimnasia y esgrima de La Plata » et ses racines sont de type Pata Negra : un grand-père catalan, un navarrais, une grand-mère valencienne, et une basque.


Acteur, dramaturge et directeur de théâtre, il entre dans la lutte armée clandestine en 1969. Emprisonné en 1974, il passe une dizaine d’années dans les geôles de la dictature militaire. Libéré, il reste quinze ans dans une petite ville de Patagonie argentine, où il travaille comme journaliste dans la presse écrite, pour la radio et pour la télévision. Il collabore notamment avec Le Monde Diplomatique.


En Patagonie, il plante des arbres, devient père d'une petite fille (l’aînée, puisqu’il a aujourd’hui une petite Espagnole deux ans) et publie son premier roman en 1997, Le Gros, le Français et la Souris, qui lui vaut d’être renvoyé de son poste. Il décide deux ans plus tard de quitter l’Argentine pour s’installer en Espagne. Il vit actuellement à Barcelone.

Depuis qu’il est en Europe, il a publié 7 romans, qui ont reçu plusieurs prix – comme le prix Dashiell Hammett en 2005 pour Penúltimo nombre de guerra, et le prix de « L´H Confidencial » 2008. Ses ouvrages ont été traduits en français, italien et allemand.

La última caravanaqui mélange policier, aventure et grotesque sardonique, a été finaliste du prix Dashiell Hammett 2009 de la Semana Negra de Gijon.

 

Raúl Argemí décrit une société argentine corrompue et minée par le clientélisme. Une société contre laquelle s’élèvent des perdants magnifiques, des paumés chaleureux, qui, l’espace d’un roman, redonnent la parole aux exploités et amènent humanité, tendresse, solidarité et humour dans un paysage bien sombre. Sans oublier quelques bons coups de pieds dans le fondement des puissants et des cyniques. Cela ne change pas forcément la face du monde, mais ça fait un bien fou.

 

Patagonia Tchou-Tchou (Patagonia Chu Chu) publié en 2010 chez Rivages est l’un des six romans sélectionnés pour le premier prix Violeta Negra qui sera décerné lors du salon d’octobre 2011.

 

Bibliographie française:

- Le Gros, le Français, et la Souris (El Gordo, el Francés, y el Ratón Pérez, 1997), Rivages noir (2006)

- Les morts perdent toujours leurs chaussures (Los muertos siempre pierden los zapatos, 2002), Rivages/Noir (2007)

- Patagonia Tchou-Tchou (Patagonia Chu Chu, 2005), Rivages/Noir (2010)

Littérature jeunesse
 :

- Léon contre la sorcière(El ladrón de paraguas, 2010), Mijade (2011)

 

Revue de presse :

 

A propos de Les morts perdent toujours leurs chaussures :

 

« Tout ce qu’on peut aimer dans l’humanité, la chaleur et l’humour d’un Taibo II, d’un Padura, d’un Diaz-Eterovic, d’un Rolo Diez, cette façon de faire passer avant tout l’amitié et la fidélité à des valeurs, sans jamais se prendre au sérieux, avec humour, mais également une justesse de ton qui ne peut pas tromper, l’homme derrière les personnages est forcément comme eux. Voilà, en prime, vous avez ici une intrigue rocambolesque, avec de vrais morceaux de burlesque, la peinture impitoyable de la corruption à l’œuvre dans les provinces argentines gangrenées par le clientélisme, le portrait de guérilleros vieillissants mais magnifiques, et celui de sinistres militaires qui n’ont pas digérés d’être mis à l’écart, et un final en forme de feu d’artifice, aussi joyeux que triste. »

 

Jean-Marc Laherrère pour Bibliosurf.

 

A propos de Patagonia Tchou-Tchou

 

« Un roman furieusement argentin qui donne envie de partir immédiatement pour la Patagonie, même si la Trochita ne roule plus, et de se perdre dans son immensité pour rencontrer, en vrai, des personnages aussi fous, aussi généreux, aussi magiques. On sourit, on rit, on a la larme à l’œil, on s’indigne, on tremble, on s’enthousiasme avec l’équipe de bras cassés magnifiques que Raúl Argemí a inventés. Et on pleure à la fin de les laisser, on aurait bien continué ainsi, des jours durant.»

 

Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir.

 

« Quel plaisir de voyager à travers l'immense Patagonie avec cette bande d'énergumènes gentiment azimutés et irrémédiablement attachants, de profiter un peu de la chaleur du wagon, de partager pour quelques heures leurs aventures, leur camaraderie, leur naïveté et leurs (dés)illusions.

Servi par une écriture limpide et beaucoup d'humour (et un fond de tristesse aussi, comme un sourire désabusé), Patagonia Tchou-Tchou est aussi et surtout une ode à la fraternité, ainsi qu'un hommage à la Patagonie et au petit peuple argentin, fier, besogneux, généreux surtout, à tous ces paisanos exploités et broyés par un capitalisme aveugle.»

 

Yan le Tumelin sur Moisson Noire.

 

Site (en espagnol)

 

Le blog de Raul Argemi.

Un article dans Clarín sur les trois invités argentins du salon 2011.

Publié dans Salon 2011

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remedios caseros de hemorroides 12/01/2012 12:15

Même si les romans ne sont pas tous de qualités égale, c'est toujours plaisant à lire et frustrant à refermer.J'ai beaucoup aimé aussi les quelques livres où les apôtres saint Marc, saint Luc et
saint Mathieu sévissaient. Espérons que la famille Vendermot deviennent comme eux, des récurrents.