Mine G. Kirikkanat

Publié le par tps

Kirikkanat-Mine-G-jpgMine G. Kirikkanat, romancière et journaliste turque, est l’une des invitées du salon des Littératures noires et policières de Toulouse Polars du Sud (8, 9, 10 octobre 2010).

Née à Ankara mais vivant à Istanbul, Mine G. Kirikkanat est journaliste. Elle a travaillé en Espagne à Bilbao et à Madrid comme correspondante de Cumhuriyet, puis en France de 1991 à 2005, d'abord pour Milliyet puis comme éditorialiste de Radikal. Elle est aujourd’hui éditorialiste de Vatan et participe au programme kiosque de TV5. Intellectuelle engagée et pugnace, elle a vu ses chroniques jugées parfois trop impertinentes, ce qui lui a valu un nombre record de procès en Turquie. À deux exceptions près, elle les a tous gagnés et retourne désormais la situation judiciaire en intentant des actions contre ceux qui l'avaient amenée devant les tribunaux. Elle a reçu trois fois le prix du journaliste turc le plus courageux.

Mine Kirikkanat est l'auteur de plusieurs romans, nouvelles et essais publiés en Turquie. Ont été traduits en français, L'Autre Nom de la Rose, E-dit, Paris, 2000 et Le Palais aux mouches, L'Harmattan, 1995.

La malédiction de Constantin, (« Bir gün gece », éditions Métailié, Paris, 2006), qu’on a défini comme un « polar politique d’anticipation », a connu un grand succès. Entre atmosphère de thriller et virulente dénonciation politique, cette intrigue aux incessants rebondissements séduit tout autant par sa noirceur que par son humanisme militant, la mise en rapport  de la fiction et la réalité de son époque.

Il est suivi en 2010 par Le sang des rêves, (Métailié), de la même veine, qui peut être considéré comme une suite mais peut se lire aussi indépendamment. Mine Kirikkanat y met en scène, dans la canicule de Chypre, Daryal, le baroudeur, devenu le réceptacle des rêves d'un autre. L’enquête s’organise à la recherche du détenteur de la légitimité historique dans l'affrontement qui oppose les Etats-Unis et l'Europe aux Russes pour le pouvoir à Nova Roma, nouveau nom d’Istanbul après le séisme qui l’a détruite. 

 

Revue de presse :

 

La malédiction de Constantin :

 

Correspondante à Paris d’un grand quotidien turc, Féridé a une liaison clandestine avec un chef de file de la cause séparatiste kurde. Une nuit où ils se retrouvent dans un petit hôtel anonyme, son amant est assassiné et elle échappe de peu au tueur. Terrorisée, recherchée par la police française, la jeune femme se réfugie à Bruxelles chez un haut fonctionnaire de l’Union européenne. Lorsqu’elle apprend qu’Istanbul vient d’être frappée par un immense séisme, elle décide de partir à la recherche des siens. Sur place, elle prend la mesure du festin de hyènes auquel se pressent l’Union européenne, les États-Unis, la Banque mondiale et le FMI. Entre les rivalités des uns et les accords économiques des autres, la priorité semble moins que jamais à la détresse des victimes et à l’agonie du pays. Sur place, pourtant, la résistance s’organise…

(Présentation du  livre sur le site Evene)

 

Le sang des rêves :

 

Dans un futur proche, après le grand tremblement de terre qui l’a entièrement détruite, Istanbul passée sous le contrôle des Nations Unies a été rebaptisée Nova Roma, elle est redevenue la capitale du monde orthodoxe, rivale du Vatican catholique. La Russie orthodoxe et l’hétéroclite Union chrétienne de l’occident se livrent à une nouvelle guerre froide.
A la recherche de chefs historiquement indiscutables, les services secrets américains et européens se mettent en quête d’un inconnu qu’ils supposent descendant de César Crispus, fils aîné de Constantin le Grand, fondateur de la Nouvelle Rome qui ne s’appela Constantinopoulos qu’après sa mort… Trois agents européens d’origine turque, Daryal, Sinan et Hilmi, sont chargés de retrouver cet héritier impérial, puisqu’ils connaissent mieux que quiconque le théâtre et les acteurs de l’histoire dont naîtra peut-être l’avenir. Daryal suit la trace de l’héritier de la Nouvelle Rome par le biais du rêve. Le descendant porte dans sa mémoire génétique le meurtre de son ancêtre César Crispus, mis à mort par son propre père, Constantin le Grand.

Livre-hebdo

 

 

 

Bibliographie :

 

Le Sang des Rêves/ Roman, ed. Metailie 2010, France

(Titre original: Destina, Literatür Yayıncılık, 2008, Turquie

 

La Malédiction de Constantin/Roman, ed. Metailie 2006, France

(Titre original:Bir Gun Gece, Om Yayinlari, 2003, Turquie)

 

Aşk Hikayeleri/ Nouvelles, Om Yayınları, 2005, Turquie

 

Sinek Sarayı/Roman, Om Yayınları, 2000, Turquie

 

L’Autre Nom de La Rose / Essai sociologique, ed. e-dite, 2000 France

(Titre original: Gülün Öteki Adı, Om Yayınları, 1998, Turquie)

 

 

 

 

Publié dans Archives Salon 2010

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