Massimo Carlotto

Publié le par tps

Carlotto MassimoMassimo Carlotto est l’un des invités italiens du salon des littératures noires et policières de Toulouse Polars du Sud (8, 9, 10 octobre 2010).

Né à Padoue en 1956 et engagé très jeunes dans les mouvements d’extrême gauche, il est condamné à vie pour un meurtre qu’il n’a pas commis, et passera près de sept ans en prison.  Enfin libre, il publie en  1995 En fuite (Fuggiasco) son premier roman inspiré de son expérience. Il en a écrit 13 autres depuis, qui lui ont valu de nombreuses distinctions, aussi bien en Italie avec le prestigieux prix Scerbanenco pour Le maître des noeuds, qu’à l’étranger où les traductions de ses oeuvres ont été sélectionnées pour le Grand Prix de la littérature policière ou l’Edgar Allan Poe Award.

 

Il écrit également pour la jeunesse et le théâtre, est scénariste pour le cinema et pour la télévision, et travaille pour des magazines, journeaux et des musiciens.

 

Massimo Carlotto a répondu à notre questionnaire :

 

·    Le dernier polar que vous avez lu et adoré ?

Trois secondes de Roslund & Hellstrom

 

·    Le (ou les) héros de polar qui vous a (ont)  le plus marquée ?

Sarti Antonio de Loriano Macchiavelli

 

·    Un lieu mythique (ville, pays, autre époque..) pour situer un polar ?

Venise.

 

·    Le plus beau sujet de polar selon vous? (peut-être celui que vous rêvez de traiter…) :

La globalisation de la criminalité.

 

Revue de presse :

 

Rien, plus rien au monde

 

« Texte court (une soixantaine de pages) qui arrive à tout dire d’une vie désespérante qui bascule dans l’horreur et la folie. Au gré du monologue de la narratrice, abrutie de télévision et d’ennui, le lecteur passe de la commisération, à l’angoisse, puis à l’horreur. Carlotto a l’immense talent de résumer sans caricaturer, de présenter, au travers d’un parcours individuel, toute l’inhumanité et l’aliénation d’une société basée uniquement sur l’argent et l’acquisition de biens. Une société privée de valeurs, où l’ignorance et la frustration peuvent transformer une victime anonyme, en bourreau ordinaire. L’écriture est sèche, sans mélo, angélisme, ou prêchi prêcha, et surtout sans pitié pour le lecteur.»

Jean-Marc Laherrère sur http://actu-du-noir.over-blog.com/

 

J’ai confiance en toi

 

 «Roman à l'humour noir, J'ai confiance en toi révèle le banditisme organisé et mondialisé qui, en toute innocence, atterrit dans nos assiettes. De quoi frémir, sinon vomir. Massimo Carlotto, à qui l'on doit notamment le cruel Arrivederci amore (2003), a pris pour associé dans cette entreprise de démys­­ti­fication de la « malbouffe » Francesco Abate, camarade à l'esprit grinçant. Ri­chement documentés, ils écrivent à quatre mains, comme pour mieux s'amuser à mettre à mal notre naïveté. »

Martine Laval dans Télérama.

 

L’immense obscurité de la mort

« Construit sur la confrontation entre les deux hommes - tour à tour narrateurs -, ce roman brosse d'eux un fin portrait psychologique, sans concessions ni pathos ; une étude remarquable vu la brièveté du récit qui, par ailleurs, frappe par sa densité et sa profondeur. Dans un style brut, froid et dur comme la table d'autopsie qui hante Silvano, l'auteur maîtrise admirablement son sujet, une variation sur les thèmes de la vengeance et de la rédemption, où les figures du bien et du mal s'entrelacent subtilement. Car, dans cette radiographie de la douleur, la victime et le bourreau apparaissent parfois en images inversées, ce qui n'est pas sans heurter notre quiétude et nos certitudes morales.»

Yan Le Tumelin (http://moisson-noire.over-blog.com/ )

 

Bibliographie française:

 

La vérité de l’alligator  (La verità dell'Alligatore, 1996), Gallimard (1998)

En fuite (Il fuggiasco, 1995) Ligne Noire (2000)

Arriverderci, amore (Arrivederci amore, ciao, 2001) Métailié (2003)

Le maître des noeuds (Il maestro di nodi, 2002), Métailié  (2004)

Rien; plus rien au monde (Niente più niente al mondo, 2004) Métailié (2006)

L’immense obscurité de la mort (L'oscura immensita della morte, 2004) Métailié (2006)

Padana city (Nordest, 2005) Métailié (2008)

Je te fais confiance (Me fido di te, 2007) Métailié (2010)

 

 

 

Site : http:// www.massimocarlotto.it

 

Publié dans Archives Salon 2010

Commenter cet article