Fabienne Ferrère

Publié le par tps

Ferrère Fabienne petiteFabienne Ferrère est l’une des invitées toulousaines du salon des littératures noires et policières de Toulouse Polars du Sud (8, 9, 10 octobre 2010).

 

Professeur de philosophie, passionnée de l’histoire de la Renaissance, cette Plaisançoise de souche a signé en 2006 un polar historique qui se déroule sous le règne du roi Henri IV, Un chien du diable, paru chez Denoël. Il s’inscrit directement dans la lignée des grands romans d’aventure du XIXe siècle, ceux d’Alexandre Dumas ou Paul Féval.

Le talent de Fabienne Ferrère tient au savant mélange du genre « cape et épée ». L’intrigue, raffinée, est servie par une écriture savoureuse que nourrit sa connaissance approfondie de la langue de l’époque, celle des dernières turbulences entre catholiques et protestants à la fin du XVIe siècle.

Gilles Bayonne, chevau-léger et enquêteur de choc, et le jeune Pique-Lune, malicieux « titi » rouennais, assez futé pour le seconder come page, écuyer, bouffon et détective amateur mais de génie, sont les héros d’un second opus, Car voici que le jour vient !, publié en 2009, encore plus sombre que le premier et dont la solide intrigue tient en haleine jusqu’aux dernières pages.

 

Voici les réponses de Fabienne à notre questionnaire :

 

·    Le dernier polar que vous avez lu et adoré ?

Lemmer l’invisible, de Deon Meyer.

 

·    Le (ou les) héros de polar qui vous a (ont)  le plus marquée ?

L'improbable Nick Corey dans "1275 âmes" de Jim Thompson.

 

·    Un lieu mythique (ville, pays, autre époque..) pour situer un polar ?

Un radeau à la dérive, quelques naufragés dessus, l'immensité de la mer face à eux…

 

·    Le plus beau sujet de polar selon vous? (peut-être celui que vous rêvez de traiter…) :

 

Demander des comptes à Dieu le père (mais Dostoïevski s'y est déjà collé avec génie dans Les Frères Karamazov...)

 

 

Revue de presse :

 

Un chien du diable

"Glauque et bien poisseux, un polar historique qui bouscule allègrement les lois du genre… "Un chien du diable peut également se lire comme un appel à la tolérance contre le fanatisme, qui, de nos jours, revêt une singulière urgence. C'est aussi un exercice de style, sans préciosité ni recours à un prétendu langage d'époque."

Jean-Claude Perrier  dans Livres-Hebdo

 

"Un pur policier avec ses personnages principaux et secondaires, sa recherche du traître, d'incroyables hommes d'Etat qui luttent encore et toujours afin d'étendre leur influence, de seconder le roi, de lui plaire ou... de le trahir. Le polar historique se fait réaliste, on y déguste de vieilles recettes dans des pots pas toujours propres, mais les hommes ne changent pas."

 "On le dévore du début à la fin pour se rassurer. En fait, un vrai policier, c'est un conte de fées pour adultes."  

Voix du Luxembourg

 

 

Car voici que le jour vient !

"Sensuel et sensoriel car dans ce Paris du XVI, ça pue, on marche dans la fange et le sang, on jure, on se bagarre, on aime, on ripaille, on boit, on survit comme on peu, on crève souvent de faim. Dans les geôles du Chatelet, la torture est de mise (rassurez-vous pas de sensationnalisme ni de voyeurisme), et la majorité de la population vit dans une misère noire. Plus qu’un roman historique, un vrai roman noir du XVI ° siècle, plein d’empathie pour ceux qui souffrent, les faibles, ceux sur qui tout le monde peut taper, en bref le peuple, et plus encore, les enfants du peuple. Mais sans misérabilisme, les victimes n’étant pas dépourvues de ressources et sachant, à l’occasion, rendre coup pour coup. "

Jean-Marc Laherrère, Actu-du-noir 

 

Bibliographie :

 

Car voici que le jour vient, Denoël, 2009

Un chien du diable, Denoël, 2006

 

 

Publié dans Archives Salon 2010

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