Auteur invité TPS 2011 : Brigitte Aubert [1/53]

Publié le par tps

Aubert - 813 - (c) Brice Toul - Editions du SeuilNée en 1956 à Cannes, Brigitte Aubert est une des invitées d’honneur du festival. Elle fait des études de droit à la Faculté de Nice, puis se dirige vers le cinéma. Elle est, depuis 1977 programmatrice art et essai à l'UGC Méditerranée.

En 1982, elle devient scénariste/dialoguiste et productrice pour une maison de courts métrage.

En 1984, elle participe à un concours de nouvelles organisé par la Série noire et TF1. Son texte, Nuits noires, fait partie des dix nouvelles primées qui sont éditées dans le recueil Contes des neuf et une nuits. Depuis, elle n’a cessé d’écrire et de publier, du roman à la nouvelle en passant par la littérature jeunesse (en collaboration avec Gisèle Cavali), les œuvres théâtrales, les scénarii ou les pièces radiophoniques. Elle maîtrise avec la même aisance le suspense psychologique et l’art du roman d’aventures, le roman policier historique (avec sa série dédiée à Louis Denfert se déroulant au XIX° siècle), la terreur ou la fantasy.

En 1997 elle obtient le Grand prix de littérature policière pour La Mort des bois.

L'œuvre de Brigitte Aubert rivalise avec les Anglo-Saxons, spécialistes du thriller. Ses romans ont été traduits dans plus de dix-sept pays, dont les Etats-Unis.

Elle aime tordre les codes du polar, en jouer comme dans Funérarium ou comme dans Le souffle de l’ogre, un de ses derniers romans, qui revisite avec délectation et un sens de l’humour très macabre les contes de fées de notre enfance. Des contes de fées sur lesquels soumis aux souffles d’ogres très actuels, qui actualisent nos cauchemars en puisant dans ce que le XX° siècle a inventé de pire.

 

Bibliographie (partielle)

 

Romans

 

Série Louis Denfert :

 

- Le secret de l'Abbaye, 10/18 (2010)

- Projections Macabres, 10/18 (2009)

- La Danse des Illusions, 10/18 (2008)

- Le Miroir des Ombres, 10/18 (2008)

 

Autres :

 

- Le Souffle de l’Ogre, Fayard (2010)

- Reflets de Sang, Seuil Policiers (2008)

- Une âme de trop, Seuil Policiers (2006)

- Nuits Noires, Fayard (2005)

- Le Chant des Sables, Seuil/Thrillers (2005)

- Funerarium, Seuil/Policier (2002)

- Rapports Brefs et Etranges avec l'Ombre d'un Ange, Flammarion (2002)

- Descente d'Organes, Point Poche (2001)

- Eloge de la Phobie, Le Masque (2000), Point Poche 2002

- Le Couturier de la Mort, Points Seuil (2000)

- La Mort des Neiges, Seuil/Policier (2000)

- La Morsure des Ténèbres, Seuil (1999)

- Transfixions, Seuil/Policier  (1998)

- Requiem Caraïbes, Seuil/Policier (1997), Point Poche (1998)

- La Mort des Bois, Seuil/Policier (1996), Point Poche (1998)

- Ténèbres sur Jacksonville, Seuil (1994), Point Poche (1995)

- La Rose de Fer, Seuil/Policier 1993 / Point Poche 1995

- Les 4 Fils du Dr March, Seuil/Policier (1992), Point Poche (1994)

 

Jeunesse (Avec Gisèle Cavali)

 

Vague de Panique, Gallimard Jeunesse (2008)

Les Cavaliers des Lumières 2, Plon (2008)

Les cavaliers des Lumières 1, Plon (2008)

Seules dans la nuit, Rageot (2006)

Le Maléfice d’Isora, Magnard (2005)

Panique aux Urgences, Rageot (2005) (Prix Tatoulu)

La Mort sous Contrat , Magnard (2004)

L'assassin habite en face, Magnard (2002)

Témoin sur Vidéo, Magnard (2002)

Le mystère de la Crypte, Magnard (2001)

Le Baiser de la Reine, Hachette (2001)

Passagère sans Retour, Albin Michel (1999)

Ranko-Tango, Seuil Jeunesse (1998)

 

 

 

Revue de presse :

 

 

A propos de Le souffle de l’ogre :

 

« Un petit conseil, oubliez le Prince (charmant comme il se doit) réveillant la Belle après avoir combattu le dragon, oubliez les nains sifflotant … Ici on n’est pas chez Disney. Cherchez plutôt du côté de Jérôme Bosch. Bosch et son Enfer, sa cruauté. Ici la guerre est sale, très sale, la folie atroce, la misère transforme les hommes (et les enfants) en bêtes. Ici pas de gentils. Les gentils ne survivraient pas deux minutes. Ici pour survivre il faut être dur comme le roc. […] il y a une jubilation, immense, à découvrir, à la fois horrifié (sincèrement horrifié) et amusé, comment Brigitte Aubert va détourner le conte en « se contentant » d’expliciter ce que les contes ne font que suggérer. On sent qu’au-delà de l’horreur, réelle, du récit, l’auteur s’est beaucoup amusée à mettre en scène ce grand guignol, et elle a parfaitement su faire passer dans son texte à la fois l’amusement et l’horreur. »

Jean-Marc Laherrère sur Actu du noir.

 

A propos de Transfixions :

 

« Si, comme dans les romans précédents, ce superbe suspense flirte avec l’horreur et le gore, il contient une dose suffisante d’humour pour désamorcer au bon moment le tempo. Aubert, qui mène son intrigue avec aisance, réussit le tour de force de proposer, au fil des découvertes de l’enquêteur amateur, plusieurs solutions, toutes plus logiques les unes que les autres. »

Claude Mesplède dans le Dictionnaire des Littératures Policières.

 

Site :

 

Une interview sur Bibliosurf

 

Publié dans Salon 2011

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