Auteur invité TPS 2011 : Maurice Gouiran [21/53]

Publié le par tps

Gouiran Maurice 2C’est en septembre 2000 que Maurice Gouiran a publié son premier polar, La nuit des bras cassés, immédiatement salué par le prix Sang d’Encre des lycéens. Depuis, dix-neuf autres romans publiés aux éditions Jigal sont venus enrichir sa bibliographie.

Ancrées à Marseille, ses histoires mouillées d’humour caustique dépassent largement les limites géographiques de la cité phocéenne pour traîner sur les rives de la méditerranée, voire des territoires plus lointains comme la Polynésie, New York ou Buenos Aires.

Si la mare nostrum offre son terreau fertile à ses polars, les thématiques débordent largement de cet espace. Gouiran s’ingénie à faire découvrir des pans entiers d’une Histoire récente et curieusement absente des manuels scolaires, mise en relation avec les grands thèmes sociaux actuels : le racisme et la xénophobie, la mutation du grand banditisme, les politiques véreux ou la pression immobilière…Il apporte un regard et des éléments nouveaux sur le Grèce des généraux, l’Espagne franquiste, les guerres de décolonisation ou le génocide des Arméniens…  

Sur nos cadavres, ils dansent le tango ( 2011 Jigal) tisse ainsi des liens inattendus entre la mort d’un conseiller municipal marseillais, ancien de la guerre d’Algérie, et l’Argentine des colonels

 

Revue de presse

 

L’écrivain a beaucoup de tendresse pour ses personnages, ceux d’hier, mais aussi ceux d’aujourd’hui, ces Manu, Agnès et les autres, ballotés par la vie et qui mènent un autre combat, celui de rester debout. C’est un roman à la fois poignant, mais aussi plein de soleil. Un livre qu’on lâche à la dernière page avec le regret de l’avoir déjà achevé. On aurait aimé rester avec ces personnages cabossés si attachants. Maurice Gouiran est un écrivain de l’humain. (Eskalion, Passion polar)

Maurice Gouiran nous dévoile une des périodes les plus noires de l’Histoire du XXe siècle, celle du premier combat des antifascistes contre la bête... Un roman engagé, riche et émouvant. (Plume(s))

Il n’invente rien, n’enjolive pas (ou si peu), ne donne pas de leçon. Il nous ouvre les yeux ! À prendre ainsi le temps de décrire là où le roman d'ordinaire ne veut plus décrire, se refusant le temps d'être dans ce monde qui forme pourtant sinon la raison du romanesque, du moins sa matière, il crée ainsi un style, un rythme, une respiration dont il est réjouissant d'éprouver l'autorité. (K_Libre)


Bibliographie (dernières parutions)

 

Train bleu Train noir, 2007, Jigal
Putains de pauvres !, 2007, Jigal
Les chèvres bleues d’Arcadie, 2008, Jigal
Les vrais durs meurent aussi, 2008, Jigal
Le sang des Siciliens, 2009, Jigal
Qui a peur de baby Love ?, 2009, Jigal
Appelez-moi Dillinger , 2010, Jigal
Franco est mort jeudi, 2010, Jigal
Sur nos cadavres, ils dansent le tango, 2011, Jigal

Publié dans Salon 2011

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