Carlos Salem

Publié le par tps

Notre deuxième invité argentin, Carlos Salem Sola est né à Buenos Aires en 1959 et a étudié les sciences de l’information à Cordoba (Argentine).

Il commence par écrire et tourner des émissions de télévision et tourner plus d’une centaine de spots publicitaires. Jusqu’à l’âge de trente ans, et en plus de son travail de journaliste, il pratique de nombreux petits boulots : garçon de café, chauffeur de taxi, libraire, concierge d’hôtel, manutentionnaire dans des usines clandestines, scénariste et speaker à la radio, pizzaïolo et vendeur à domicile de produits contre les cafards.

Depuis 1988, Carlos Salem vit en Espagne où il a dirigé plusieurs journaux dont El Faro de Ceuta, El Telegrama ou El Faro de Melilla.

Installé à Madrid depuis 2000, il collabore avec des magazines comme DT, Marie Claire, Cosmopolitan, Ser Padres ou Impar.

Depuis le début de l’année 2006, il codirige le bar culturel Bukowski club, où il organise des rencontres hebdomadaires de lectures de poésies et de nouvelles. L’anthologie de poésie Bukowski club 06/08 Jam Session de Poesía, réalisée avec Inés Pradilla est le fruit de cette expérience.

En 2007, il publie son premier roman Camino de ida (qui gagne le prix du meilleur premier roman à la Semana Negra de Gijón, et a été traduite en français sous le titre Aller simple), puis en 2008, son second roman Matar y guardar la ropa (non encore traduit en français). En novembre 2008, il publie également son premier recueil de nouvelles Yo también puedo escribir una jodida historia de amor. En mai 2009 son troisième roman, Pero sigo siendo el rey, a été publié.

 

Pour en savoir plus sur Carlos Salem, quelques sites Web :

un blog :

http://www.elhuevoizquierdodeltalento.blogspot.com/

 

ou le site de son éditeur français Moisson Rouge

http://www.moisson-rouge.fr/

 

 

Le portrait-flash de Carlos Salem en 5 questions :

  • Le dernier polar que vous avez lu et adoré ?

Chamamé”, de Leonardo Oyola (Prix Dashiel Hammet 2008), et “Niños de tiza”, de David torres. Une histoire de vengeance et d’honneur entre voleurs pour le premier, et le retour aux lieux et aux douleurs de l’enfance d’une génération perdue pour le second.

 

  • Le (ou les) héros de polar qui vous a (ont)  le plus marqué ?

Philip Marlowe et Héctor Belascoarán. L’un est le privé par excellence. L’autre est le privé humain qui perd un morceau de lui-même à chaque enquête, parce que c’est la seule façon de rester entier.

 

  • Un lieu mythique (ville, pays, autre époque..) pour situer un polar ?

Buenos Aires à la fin des années 60, et au début des années 70. Quand apparaissent les guérillas, le pouvoir des multinationales et la corruption qui débouchent sue la dictature de Videla et compagnie.

 

  • Le plus beau sujet de polar selon vous? (peut-être celui que vous rêvez de traiter…)

Chaque roman que je commence traite du sujet qui m’intéresse le plus à ce moment là. J’aime décrire la société vue depuis l’individu et du coin de l’oeil. De fait, ce sont plus les personnages que les thèmes qui me donnent l’envie d’écrire. En ce moment, j’écris un roman sur la dernière année de vie de Raymond Chandler, entre autres projets.

  

Bibliographie

En Espagnol:

 

-Camino de Ida (Roman) 2007, Salto de página. Prix du premier roman de langue espagnole à la Semana Negra de Gijón en 2008.

 

-Matar y guardar la ropa (Roman)  Salto de página. Prix Novelpol 2009 (sorte de 813 espagnol), du meilleur roman publié en 2008.

 

-Yo también puedo escribir una jodida historia de amor (Nouvelles) 2008. Ediciones Escalera.

 

-Si dios me pide un bloody mary (Poésie) 2008. Editorial Ya lo dijo Casimiro Parker.

 

-Aller simple (Novela, traducción al francés de Camino de ida) 2009 Moisson Rouge.

 

-Pero sigo siendo el rey (Roman) 2009. Salto de Página.

 

-Cracovia sin ti (Roman, sera publiée en janvier 2010)  Imagine Ediciones. Premio Internacional Seseña de Novela.

 

En français:

 

-Aller simple (Camino de ida) 2009 Moisson Rouge.


Revue de presse :

 

A propos d’Aller simple :

« L’auteur enfile les rebondissements, plus invraisemblables les uns que les autres, ne sort ses personnages d’une situation sans issue que pour les plonger dans un merdier encore plus grand, multiplie les coups de force, en bref devrait se planter cent fois. Et il n'en est rien. Un vrai miracle, à chaque péripétie, il prend un peu plus de vitesse, et continue, en déséquilibre permanent, sans jamais tomber. Un exercice de haute voltige qui permet de tout faire passer, de donner de la cohérence à sa succession d'invraisemblances ! » Jean-Marc Laherrère, http://actu-du-noir.over-blog.com/article-30335143.html


 « Salem a écrit un polar ironique, et construit un texte littéraire très bien conté qui m’a beaucoup amusé … Ce roman constitue un départ en fanfare dans le monde du polar, qu’il continue sur ce ton ironique ou qu’il choisisse d’essayer d’autres registres. » Juan Madrid.




 

Publié dans Archives Salon 2009

Commenter cet article