Fernando Martínez Laínez

Publié le par tps

Notre invité Fernando Martínez Laínez est un écrivain Espagnol dont le parcours personnel, du journalisme à la littérature,  l’a mené dans de nombreux pays.

Né à Barcelone en 1941, il étudie la littérature anglaise à Cambridge puis obtient un diplôme de journaliste à Madrid. Il travaille pendant presque 20 ans au service international de la célèbre agence de presse espagnole EFE. En tant que correspondant, il vit en Grande-Bretagne, à Cuba, en Union Soviétique et en Argentine. Reporter, envoyé spécial et scénariste pour la télévision et la radio, il voyage en Amérique, au Moyen Orient, en Afrique du Nord, en Asie centrale, en Chine, au Japon, dans le Caucase, en Europe de l’est et dans les Pays Baltes.

A la fin des années 80, il devient responsable du département d’information de la mairie de Madrid.

Avec Carne de Trueque (1977), Martínez Laínez, est l’un des pionniers du nouveau roman noir espagnol. Ce roman policier, qui emprunte également beaucoup à l’espionnage, voit un agent du KGB, fils d’un républicain espagnol, prendre en chasse dans les rues de Madrid un tueur de la CIA qui exécute des agents soviétiques.

Martínez Laínez publie ensuite plusieurs romans noirs, mais aussi des essais, des livres de voyage, romans de jeunesse, et romans historiques.

Il reçoit deux fois le prix Rodolfo Walsh de la meilleure œuvre décerné par la Semana Negra de Gijon et la Asociación Internacional de Escritores Policíacos (AIEP), la première fois pour Cronica de un bandido (1991), biographie romancée de Luis Candelas, célèbre bandit madrilène du début 19ème siècle qui est exécuté au garrot en 1837 à l’age de 31 ans, l’autre pour Sin piedad (1993), chronique sur l’assassinat en 1992 de 3 petites filles dans un village de la région de Valence.

Martínez Laínez a également gagné le prix Grandes Viajeros (Grands voyageurs) pour le livre de voyages Tras los Pasos de Drácula (Sur les traces de Dracula).

Parmi ses derniers ouvrages publiés, on retient : Tercios de España- La infantería legendaria et El Gran Capitán (co-écrit avec le général J.M. Sánchez de Toca), Una Pica en Flandes- La epopeya del Camino Español, Banderas Lejanas (co-écrit avec Carlos Canales) et les romans historiques El rey del Maestrazgo et Embajada a Samarkanda

Fernando Martínez Laínez a récemment reçu le Prix Algaba de recherche historique pour son livre Como lobos hambrientos (Comme des loups affamés) sur les guérilleros espagnols de la Guerre d’indépendance.

 

Pour tous ceux qui veulent en savoir davantage et qui lisent l’Espagnol, voici un lien sur le site de Fernando. Pour ceux qui ne lisent pas l’Espagnol, allez quand même faire un tour sur les pages de photos du site (Galería), dans lequelles l’auteur publie quelques photos personnelles qui mêlent évènements littéraires et traces de son passé de correspondant en Egypte ou à Berlin.

http://www.martinezlainez.com/Una_Pica_en_Flandes/portada.html

 


 

Le portrait-flash de Fernando Martínez Laínez en 5 questions:

 

  •  Le dernier polar que vous avez lu et adoré ?

 

 

El Hombre mas buscado (Un homme très recherché, 2008) de John Le Carré

Et la trilogie La decadencia del estado de bienestar  (2007, 2008) de G.W. Persson

  •  Le (ou les) héros de polar qui vous a (ont)  le plus marqué ?

 

George Smiley, de Le Carré.

Piet van den Valk, le policier hollandais de Nicholas Freeling

Kurt Wallander, de Mankell.

Mathew Scudder, de Lawrence Block.

Pliano, de Francisco García Pavón.

Maigret, de Simenon

Martin Beck, de Wahloö-Sjöwall

Tony Romano, de Juan Madrid,

 ... et, bien entendu, Sherlock Holmes.

  •  Un lieu mythique (ville, pays, autre époque..) pour situer un polar ?

 

Tolède

  •  Le plus beau sujet de polar selon vous? (peut-être celui que vous rêvez de traiter…)

 

N’importe quel thème qui traite en profondeur du lien entre la corruption et le crime organisé.

 

 

 

 

 

 

Publié dans Archives Salon 2009

Commenter cet article