Alfonso Mateo-Sagasta

Publié le par tps

C’est au Salon de Montigny-lès-Cormeilles en décembre dernier que Claude Mesplède a rencontré Alfonso Mateo-Sagasta, venu présenter son roman Voleurs d’encre publié dans la collection Rivages Thriller. Et c’est tout naturellement que cet auteur espagnol est invité au Salon Toulouse, Polars du Sud d’octobre 2009 dont le thème est L’Espagne.

Né à Madrid en 1960, Alfonso Mateo-Sagasta Llopis fait des études d’histoire et de géographie à l’Université Autonome de Madrid et y obtient une licence. Il se spécialise en histoire de l’Antiquité et du Moyen âge, mène des travaux d’archéologie pendant quelques années, avant d’ouvrir une librairie spécialisée en archéologie et anthropologie. En 1998, il décide de se consacrer à l’écriture.
Son premier roman, El olor de las especias, est publié en 2002. Le suivant, Ladrones de tinta, paru en 2004 (Voleurs d’encre, 2008 pour la traduction française) gagne le prix international 2005 du roman historique de Zaragosse, et le Premio Espartaco décerné par la Semana Negra. Son roman suivant, El gabinete de las maravillas (2006), reçoit également le Premio Espartaco 2007 du meilleur roman historique publié en espagnol. En 2005, il publie Las flores de otoño, recueil d’articles qui constituent un guide de lecture pour aborder les œuvres du Siècle d’Or espagnol. En 2007, il participe à une oeuvre collective intitulée El Quijote inédito de Édouard Zier, à une nouvelle version des Contes des Mille et une nuits, et en 2008 à l’œuvre collective intitulée Lo breve si breve, cuentos sobre películas cortas.

Fin janvier 2009 est paru son dernier roman Las caras del tigre.

 

Le portrait-flash d’Alfonso Mateo-Sagasta en 5 questions :


·    Le dernier polar que vous avez lu et adoré ?

Mortelle randonnée de Marc Behm, qui n’est pas précisément une nouveauté. Malgré sa réputation, je ne l’avais jamais lu, je l’ai eu entre les mains il y a peu par hasard, je l’ai adoré.

 

·    Le (ou les) héros de polar qui vous a (ont)  le plus marqué ?

         Marcus Didius Falco, de Lindsey Davis, m’amuse beaucoup.

 

·    Un lieu mythique (ville, pays, autre époque..) pour situer un polar ?

J’ai essayé de redonner vie à ce lieu mythique en reconstruisant le Madrid du XVII dans Voleurs d’encre et El gabinete de las maravillas et je suis assez content du résultat.


·    Le plus beau sujet de polar selon vous? (peut-être celui que vous rêvez de traiter…)

Dans Las caras del tigre, j’ai essayé de transformer une enquête policière qui commence par un accident de la route en une investigation sur le mystère de l’origine de l’homme, et au final, sur son destin. Je n’ai rien trouvé de plus ambitieux ni de plus mythique.

 

Bibliographie française


·    Voleurs d’encre (Ladrones de tinta, 2004) Rivages/Thriller (2008).

 

Revue de presse :


A propos de Voleurs d’encre:   « […]  le roman reste passionnant. Pour sa peinture de ce début de 17° siècle à Madrid en premier lieu : vie quotidienne, crasse, odeurs, sons, goûts, misère, arrogance des grands, violence sociale, violence judiciaire, poids de l’église et de son bras armé terrifiant, l’Inquisition […] Tout cela est superbement restitué, dans un style alerte, et le qualificatif s’impose: picaresque. Certaines scènes resteront gravées dans ma mémoire de lecteur, en particulier celle d’une visite éprouvante chez un dentiste. […] Au final, un roman certainement passionnant pour les spécialistes de l’Age d’or espagnol, et très intéressant pour les autres, s’ils acceptent de mesurer la profondeur de leur ignorance au long de quelques chapitres. »


Jean-Marc Laherrère, Actu-du-noir 

 

 

 

Publié dans Archives Salon 2009

Commenter cet article