Prochaine rencontre Toulouse Polars du Sud

Publié le par tps

Venez écouter trois auteurs toulousains aux styles très différents jouer avec leurs mots. Leurs chemins vont se croiser le mercredi 13 mai à 18h à la librairie de la renaissance. C'est un événement Toulouse Polars du Sud, en partenariat avec la librairie de la renaissance, 1 allées Marc Saint Saëns à Toulouse (métro Basso Cambo).


Jan Thirion
a le style rapide et précis, léger et toujours juste. Le sens du contrepied, l'esprit bien tourné, mais jamais dans la même direction que nous.
Avec so
n dernier roman, Dieu veille Toulouse chez l'Ecailler, les victimes se succèdent, apparemment sans aucun lien entre elles, si ce n’est de voir les parties prélevées de leur anatomie finir en conserve dans des bocaux de verre déposés au bord de la Garonne : têtes éclatées, paupières arrachées... Mais ces atrocités répétées ne sont probablement que le prélude d’une plus vaste abomination. Il est des machinations qui peuvent s'emballer et échapper à leurs instigateurs. Plus rien ni personne ne semble alors en mesure de les arrêter. Dieu, peut-être ?


Domin
ique Delpiroux partage avec Jan Thirion le même éditeur, l'Ecailler du Sud. Dans Légionnaire Victor, son personnage est une flic, Camille Forestier, la trentaine bien cognée. Petit détail, elle mesure 1,92 m, ce qui lui permet de voir la vie de manière différente, et surtout d'être vue pas tout à fait comme les autres. Elle aime son mec, un libraire foldingue qui lui rend 20 centimètres, sa fille de huit ans, une grandasse rêveuse et lunaire, la crème de marron dans les moments difficiles, la bière, le whisky, la bonne bouffe, en somme tout ce qui fait grossir. Elle est aussi perspicace et douée d'une intuition qui la mène sur des raccourcis dangereux...
Camille doit faire face à une menace diffuse, insaisissable : une série de cadavres rognés jusqu'à l'os. Heureusement, elle a de l'humour, du répondant, et quelques vieux restes de karaté qui lui permettent de faire face aux situations difficiles. Même lorsque celles-là flirtent avec l'impensable...


Benoît Séverac vient de publier son deuxième roman chez TME, dans la collection Noire d'Histoire. Une écriture à la marge du genre policier ; un roman très noir ; un héros déglingué... La grande guerre est achevée depuis trois ans déjà, et chacun reprend sa place comme il peut dans une société qui s'étourdit pour oublier. Pourtant, les douleurs et les blessures ressurgissent de façon bien étrange parfois. Toulouse des années vingt abrite dans ses flancs une Grande école qui connaît ses propres codes, ses propres règles. Un seul homme ose l'affronter et prétend y rendre justice. Mais quelle justice, et pour qui ?

Retrouvez les chroniques de ces romans sur le blog de Jean-Marc Laherrere.

Publié dans Evénements 2010

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